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Avant de prendre la tête de la rédaction de Télérama, Valérie Hurier a occupé le poste de directrice adjointe au sein de ce même hebdomadaire. Elle y a consacré l'ensemble de sa carrière professionnelle, se démarquant par son implication et ses compétences journalistiques.
Son parcours a été marqué par une ambition constante, et c'est dans ce contexte qu'elle a présenté sa candidature pour succéder à Fabienne Pascaud le 18 octobre 2022. Cette dernière, directrice de la rédaction de Télérama pendant 17 ans, a vu son mandat prendre fin en décembre de la même année.
Le 9 décembre 2022, le directoire du groupe Le Monde, propriétaire de Télérama, annonce que Valérie Hurier dirigera la rédaction à partir de janvier, pour un mandat de cinq ans.
La nomination de Valérie Hurier comme directrice de la rédaction de Télérama a été scellée après une approbation majoritaire des salariés du magazine. En effet, lors d'un second vote qui a rassemblé 128 personnes, 55,5 % de voix ont été en faveur de cette décision, contre 37,3 % et 7,2 % de bulletins blancs.
Cette nomination valide le choix proposé par Fleur Lavedan, présidente du directoire de Télérama, et Jérôme Fenoglio, directeur du groupe Le Monde. Valérie Hurier, fidèle lectrice de Télérama depuis sa jeunesse, a ainsi vu son rêve de diriger la rédaction de cet hebdomadaire culturel se réaliser.
Elle a pris ses fonctions en janvier 2023, avec un mandat prévu pour une durée de cinq ans.
Valérie Hurier fait en effet face à plusieurs défis en tant que directrice de la rédaction de Télérama. Notamment, elle doit gérer le départ du directeur adjoint de la rédaction chargé du numérique, en poste depuis 2015, ce qui pourrait bouleverser la dynamique de l'équipe.
Un autre défi majeur est le virage numérique que Télérama doit prendre pour faire face à l'évolution des [nouveaux usages] et au vieillissement de son lectorat. Valérie Hurier devrait également mettre en œuvre une refonte du magazine, qui inclut l'introduction de nouvelles rubriques.
En outre, son élection n'a pas été sans controverses, puisqu'elle a été élue après un second vote, ce qui pourrait indiquer certaines réticences au sein de l'équipe. Elle devra donc travailler à construire la confiance et l'adhésion de toute la rédaction.
Valérie Hurier se distingue par un style journalistique qui tient en équilibre l'approche culturelle approfondie de Télérama et une vision moderne de l'information. Formée à l'École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, elle a acquis une solide expertise dans le domaine de la critique télévisuelle, ce qui lui permet d'apporter une perspective unique sur les sujets de l'audiovisuel.
Son style se caractérise par une rigueur dans le traitement de l'information et une appréciation nuancée des œuvres, favorisant le débat et la réflexion plutôt que la simple consommation de l'actualité. Cette approche se reflète dans ses choix éditoriaux et les nouvelles recrues qu'elle a introduites à la rédaction, comme Anne Laffeter, ancienne directrice adjointe des études du Centre de formation des journalistes (CFJ), nommée rédactrice en chef audiovisuelle.
Valérie Hurier s'engage également pour une plus grande diversité dans le journalisme, un élément qui transparaît dans sa gestion de la rédaction. Elle est connue pour encourager les jeunes talents et pour promouvoir une représentation équilibrée dans ses équipes. Cette vision inclusive et progressiste contribue à la modernisation de Télérama et à son adaptabilité face aux défis de l'ère numérique.
Valérie Hurier, en tant que nouvelle directrice de la rédaction de l'abonnement Télérama magazine , porte une vision audacieuse pour le magazine. Elle ambitionne en effet de renforcer l'identité culturelle de l'hebdomadaire, tout en l'adaptant aux évolutions du paysage médiatique. Souhaitant préserver le caractère critique et réflexif de Télérama, elle envisage d'intensifier l'approche analytique du journal.
Pour Hurier, il est essentiel de valoriser le rôle de Télérama comme un guide d'orientation dans le paysage culturel. Cela passe par une amplification du décryptage des œuvres et une mise en lumière des créations originales qui se distinguent.
Dans le même temps, elle envisage d'opérer une transition numérique plus poussée pour répondre aux nouveaux usages des lecteurs. L'objectif est de proposer une offre digitale enrichie, sans renier le support papier qui reste cher à une partie de la lectorat.
Enfin, Hurier aspire à instaurer un dialogue renforcé avec les lecteurs, pour faire de Télérama un espace d'échange et de débat autour de la culture.
L'arrivée de Valérie Hurier à la tête de la rédaction a marqué un tournant pour Télérama. Elle a introduit une plus grande collégialité en son sein, permettant une meilleure collaboration entre les membres de l'équipe. La refonte du magazine, avec l'introduction de nouvelles rubriques, a été l'une de ses premières actions majeures. Elle a également dû faire face à la transition numérique, un défi de taille pour l'hebdomadaire, qui doit s'adapter aux changements de comportement de son lectorat vieillissant.
L'ascension de Valérie Hurier à la tête de Télérama n'a pas été un long fleuve tranquille. Son élection a été marquée par des controverses et des tensions au sein de la rédaction. Malgré l'approbation majoritaire des salariés, son élection a nécessité un second vote, témoignant d'une certaine résistance interne. Le premier vote avait en effet vu 57 voix se prononcer contre sa nomination, avec également 13 bulletins blancs, tandis que 59 voix étaient favorables.
Par ailleurs, Fleur Lavedan a dû annoncer l'invalidation du vote pour la confirmation de Valérie Hurier au poste de directrice de la rédaction, ajoutant à la controverse autour de sa nomination. Cette situation a certainement contribué à semer le doute et à alimenter les débats au sein de l'équipe.
C'est dans ce contexte tendu que Valérie Hurier a pris les rênes de la rédaction, avec le poids de la contestation à gérer.
Valérie Hurier entre dans une phase cruciale de son mandat chez Télérama. Sa perspective future est marquée par l'ambition de moderniser l'hebdomadaire tout en préservant son identité culturelle. Une tâche ardue, qui implique une refonte majeure du magazine, la diversification des rubriques et une transition numérique plus marquée.
L'un de ses objectifs principaux sera de réussir à manoeuvrer le magazine culturel dans l'ère numérique. Cela nécessite d'adapter Télérama aux [nouveaux usages] tout en satisfaisant un lectorat qui reste attaché au support papier. Elle devra également renforcer l'interactivité avec les lecteurs, pour faire de Télérama un espace d'échange et de débat autour de la culture.
En parallèle, Hurier a l'intention de poursuivre sa politique de diversité et de promotion des jeunes talents au sein de la rédaction. Un projet qui reflète sa vision inclusive et progressiste du journalisme, et qui est essentiel pour maintenir la modernité et l'adaptabilité de Télérama face aux défis actuels.
Valérie Hurier, bien que controversée au début, a réussi à s'imposer en tant que figure d'influence dans le paysage journalistique. Sa nomination a suscité diverses réactions, reflétant le caractère divisé de l'opinion sur sa prise de fonction. Si certains saluèrent son audace et sa vision moderne du journalisme, d'autres exprimèrent leurs réserves, mettant en avant les tensions internes qui ont marqué son élection.
Nonobstant ces controverses, Valérie Hurier a su démontrer son leadership et sa capacité à mener une rédaction dans un contexte complexe et changeant. Son arrivée à la tête de Télérama marque une évolution significative pour le magazine, avec l'instauration d'une politique de diversité et une volonté affirmée de moderniser l'hebdomadaire.
Son influence s'étend au-delà de Télérama, Hurier est ainsi reconnue comme une actrice clé dans le débat sur l'avenir du journalisme à l'ère numérique.
La nomination de Valérie Hurier a suscité des réactions contrastées au sein de la rédaction de Télérama. Si une majorité des salariés a approuvé cette décision, une partie de l'équipe a exprimé des réserves, comme en témoigne le besoin d'un second vote pour confirmer sa nomination.
Pour : Une partie de la rédaction a soutenu la candidature de Hurier, appréciant son ambition pour le magazine et sa vision moderne du journalisme.
Contre : D'autres ont exprimé des inquiétudes, craignant que les changements proposés ne bouleversent trop l'identité de Télérama.
Au final, bien que son arrivée ait été marquée par des tensions, Valérie Hurier a su gagner la confiance de ses collègues et a commencé à mettre en œuvre sa vision pour Télérama.